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Dimanche 10 août 2008
Salut. Votre serviteur a trouvé un job à l'autre bout du territoire auprès d'adultes handicapés mentaux et s'en va demain... J'avais parlé de textes un peu anciens que j'ai retrouvés, dans lesquels je faisais vivre des personnages, j'en laisse un pour voir, et je vous envoie aussi le lien vers deux playlists (inglais-frinçais) que je me suis amusé à compiler sur un site de zique gratos (si quelqu'un est arrivé à importer sur son blogue le widget de lecture qu'il me dise comment faire -en commentaire- je n'y arrive décidément pas) parce qu'il parait que la musique, ça adoucit les moeurs, ou des trucs comme ça. Au mois prochain. Lisez les derniers posts de Tenebrum Draco, ils sont d'enfer. A+ filou
la musique (chercher les playlists en bas de la page )
http://www.deezer.com/index.php#community/member/1867518
Mo,
certaines heures de la nuit
y'a pas d'exutoire au non-dit
ni d'arrogance à tes déboires
y'a des espoirs un peu confus
et des excuses à ce qui fut
ton désespoir
ton désespoir tatoué de sang
le purgatoire où tu te rends
débusquer l’enfer et les cris
étouffer le bruit des grenades
déterrer l’œil qui te regarde
avec mépris
dorénavent ce qu'il te reste
les jeunes femmes de Budapest
quand tu t’enfuis à Barcelone
y’a plus personne
Mo,
quand tu retournes à Montpellier
quand tu retrouves les peupliers
les allées-venues monotones
les mauvais coups des lendemains
quand tu mendie presque pour rien
parmi la faune
parmi la faune y’a plus d’humain
qui te raccroche au tronc commun
comme si ton désir était mort
comme si le mort était un autre
depuis que t’as salué l’apôtre
au corps à corps
Mo,
dehors les hommes ont leur avis
ils ont le parfait alibi
pour ne pas partager le pain
avec les héros du ruisseau
avec les soldats, les clodos
oh ! les putains
oh ! les putains que tu racoles
quand t’as de quoi payer ta piaule
les prestataires qui te taillent
à la mémoire des africaines
des plaies sur ton derme d’ébène
sur ton Sinai
dorénavent ce qu'il te reste
les jeunes femmes de Budapest
quand tu t’enfuis à Barcelone
y’a plus personne
Mo,
sous le soleil du Sud Liban
dans les traces des musulmans
quand la montagne était en feu
quand tu serrais contre ta gaine
la photo de l’israélienne
aux sombres yeux
aux sombres yeux débordant trop
comme l’océan d’un bateau
tombé sous une pluie d’acier
lorsque ton cœur était courage
lorsqu’il bondissait de sa cage
en justicier
Mo,
c’est pas les conflits qui t’ont eu
c’est l’abandon qui t’a vaincu
c’est de voir pleurer les enfants
devoir tirer sans réfléchir
les gens d’ici n’ont rien à dire
aux revenants
aux revenants d’un autre monde
à ceux que la souffrance inonde
elles sont loin les villes en ruines
des pages une des journaux
de nos discussions de bistrot
les Palestine
dorénavant ce qu’il te reste
les jeunes femmes de Budapest
quand tu t’enfuis à Barcelone
y’a plus personne
Dimanche 03 août 2008
Ca faisait un bail que je voulais réunir les liens de "ma terre a deux lunes" et ceux que je consulte régulièrement, mais je n'ai pas eu le courage de m'en occuper le mois dernier, ni d'écrire.
(je suis "tombé" dans ma malle à souvenir, ce qui m'a fait réfléchir - j'en plublierai un peu plus tard - j'ai traduit "my baby shot me down" à ma façon, pour mon pote samyr - je la posterai quand il l'aura enregistrée- et j'ai gribouillé des trucs bizarres que je n'arrive pas à éditer ici - si quelqu'un pouvait m'expliquer quel format et comment m'y prendre pour les A4...)
Donc, j'ai eu l'idée de créer une page sur monblogue pour héberger les liens z'amis, et pouvoir les commenter.
http://feelgood.monblogue.branchez-vous.com/
Dites-moi ce que vous en pensez, merci, filou.
Mercredi 18 juin 2008
J’avais du temps devant moi aujourd’hui alors j’en ai profité pour fabriquer ces petits jeux de mots. J’ai aussi glané quelques graffitis dans mes cahiers de cours. Merci à Ténébrum Draco de passer les infos à tes lecteurs, c’est important. Je me pose la question de créer une veille informative, mais je ne sais pas encore auprès de quels sites me renseigner. Je verrai cet été. A tantôt, Filou.
ça a combien de pattes, un psychopathe ? / et ça a combien de tics, un neuroleptique ? / c’est sous quel récif, qu’on devient dépressif ? / boit-on du rosé, quand on est névrosé ? / ça a combien de couches, un français de souche ? / combien de ratures en littérature ? / c’est sous quelle emprise, que tu lâchais prise ? / comment tu manies ta mythomanie ? / ça a combien d’ailes, une ribambelle ? / et ça a combien d’œil, un écureuil ? / est-ce que les rapaces ont des carapaces ? / est-ce que les présidents ont tous des longues dents / il faut combien d’hommes, pour faire un symptôme ? / et combien de volts, pour qu’on se révolte ? / que devient la ouate, quand on met les watts ? / est-ce qu’on a bien rit des mutineries ? / pourquoi tant de zèle, chez les demoiselles ? / et de noms d’oiseaux, chez les damoiseaux ? / il a trop de listes, pour les socialistes . / et il y a trop de kystes, de l’avis des trotskystes . / on est pas adroit, quand on est à droite . / et on n’est pas manche, quand on est à gauche . / est-ce qu’on y était, dans la société ? / comment tu vois le ciel, quand tout est démentiel ? / ça a combien de tics, un psychotique ? / et ça a combien de pattes, un sociopathe ? / y’a combien de sphères dans un contre-transfert ? / combien de versions de la perversion ? / est-ce que ça se coke, un staphylocoque ? / est-ce que Astérix a des idées fixes ? / est-ce que Hölderlin était borderline ? / est-ce que ça se freine, un schizophrène ? / pourquoi ça se perd autant, les repères ? / est-ce que ça s’opère, un coopérant ? / est-ce que ça dialogue, un radiologue ? / est-ce qu’on y sera, quand ça fissurera ? / il n’y a pas de terre dans les ministères . / peuplerons-nous les îles, ou les asiles ? / elles ne sont pas niaises, les bolognaises . / il n’y a pas de voix off, chez les philosophes . / il n’y a pas de barbe, autour des rhubarbes . / ça n’a pas de prix, un trait d’esprit . / ça n’a pas de nez, la fausse monnaie . / combien faut-il d’anneaux, pour être parano ? / ça a combien de pattes, un patibulaire ? / et ça a combien de tics, un romantique ? - / - y'a combien de pattes, chez ceux qui nous épatent ? / et y'a combien de tics, dans nos cœurs en plastique ?
Mercredi 18 juin 2008
nomade

mord-celle-ment

révoltes (1)

révoltes (2)

Dimanche 08 juin 2008
Ouaouh !!! J’ai relu le texte que j’ai « commis » l’autre soir d’ivresse, et j’ai bien voulu l’effacer, mais ma pote amie copine Marianne M. m’en a dissuadé. Je crois que j’étais un peu énervé, et même si c’est à peu près exactement ce que je voulais dire, il y a des moyens plus élégants de le faire. M’enfin ! Je demande encore ce qui peut se passer de si grave en France pour que les rues de ma ville soient à ce point quadrillées de forces de l’ordre en tous genres. Depuis 15 jours j’ai dénombré au moins 10 cars différents de CRS, des voitures de police nationale, de municipale, de gendarmerie, de douanes, des officiers à pieds, en civils, qui sillonnent les chemins jour et nuit. Aucune presse locale n’en parle, et j’aimerai savoir comment ça se passe ailleurs ? Je regarde peu la TV mais j’ai vu hier, dans le journal du soir, un spot de quelques secondes qui semblait dire que les CRS ont chargé la foule à Quimper - foule qui manifestait, pour ce que j’ai pu en comprendre (en si peu de temps - et en fin de journal) pour sauver son hôpital public. Ici, tous les pharmaciens mettent en garde contre la privatisation de la santé, en affichant des slogans assez clairs sur leurs vitres, comme « tombez malades aujourd’hui, demain il sera trop tard ». Autre sujet, de presse écrite cette fois, j’ai lu ces dernières semaines, y compris dans l’hebdo Marianne (que j’apprécie d’ailleurs) plusieurs attaques dirigées contre le NPA (nouveau parti anticapitaliste) initié par la LCR. Moi, qui ne suis encarté nulle part, et plusieurs de mes collègues, avons pourtant été invités à des débats et des forums d’information, où nous n’avons absolument pas ressenti le sectarisme ni la volonté de récupération, dont les journalistes semblent accuser la LCR. Les débats ont été riches, didactiques, et notre parole a été écoutée, sinon entendue. De mon côté, il me paraît possible de créer quelque chose de nouveau, avec le NPA, qui dépasse les clivages idéologiques de chacun. Et c’est peut-être urgent. Quand à la mobilisation des travailleurs sociaux en formation de l’IRTS de Perpignan, elle s’est essoufflée face à la contrainte de travail institutionnelle à laquelle nous devons répondre dans le temps imparti (plus personne ne dort, en tous cas pas moi, pour rendre la somme astronomique d’écrits qu’on nous impose de pondre à propos de tout et de rien). Pour ceux qui s’y intéressent, et vu qu’aucune avancée notable n’est en vue dans ce domaine (le directeur de cabinet de Xavier Bertrand nous a encore pris pour des Bisounours), je vais momentanément effacer les liens amis pour ne garder que celui de Perpignan, où ils sont de toute façon répertoriés. La mobilisation reprendra sans doute en septembre, quand une classe entière de collègues devra signer ses conventions de stage, et lorsque, évidemment, faute de sous et d’intérêt porté par nos décisionnaires, cela leur sera refusé. Je les remplacerai, dés que je peux, par des liens de potes (plus artistiques). Pour continuer sur le même sujet que les textes précédents, mais de façon plus légère, voici « le vent en pop » :
elles ont le vent en poupe
mauvaises gens
elles aiment Betty Boop
et Tarzan
elles regardent à la loupe
notre temps
elles ont les yeux soucoupes
détergents
elles ont le vent en pop
mauvaises gens
elles aiment le trip hop
et Rahan
elles se taillent des coupes
de mutants
elles se méfient des scoops
qu’on leur vend
elles mènent large au cap
des vivants
quand elles se sentent cap’
pas d'argent
elles se fument en clopes
émouvants
gracieuses escalopes
sans divan
elles ont le vent en poupe
chaud devant
elles aiment Betty Boop
et Jean Valjean
C’est certes un peu naïf, mais ça me plait. Au fait, je vois que vous êtes nombreux à visiter le blogue, pensez à laisser des comments, qu’on puisse partager quelques bouts d’idées, merci. Filou. Ps : à Ténébrum Draco, je reprendrais contact cet été, à plus, continue le combat.
Samedi 26 avril 2008
des cellules grises comme un ciel de Paris.
Samedi 08 mars 2008
quand j’dois m’déboucher les sinus
j’le fais selon coutumes et us
dans une jolie feuille d’érable
sans faire de bruit désagréable
Mardi 04 mars 2008
si tu as la connerie
si tu ris quand tu t’endors
bois de la soupe au curry
de la sauce au roquefort
si, idiot, tu restes, encore
(malgré ce régime là)
mets du piment très, très, fort
dans tes crêpes au chocolat
et si tu as la folie
comme un grain de cardamome
mets des fleurs de pissenlit
dans ton yaourt à la pomme
si tu as le rire au bord
des lèvres, et la cochonnerie
fais des folies de ton corps
mets du jambon dans ton lit
mets du vivre dans ta vie
si tu as le métissage
si tu as un peu l’envie
c’est aujourd’hui mon message
Mercredi 06 février 2008
elle a la tête en l'air, pas l'air de ses baskets
elle voit les cheveux de l'univers tomber dans son assiette
elle me parle, je le sais, en langue incompatible
et ses masques, ses prières, sont d'intimes énigmes.
Selma Art, tu te ris, tu te rythmes, ce soir
les échiquiers décroisent ta personnalité.
tu vois, les chevaux du cosmos ruer dans la moquette...
Jeudi 13 décembre 2007
Dommage et Bizarre
Sont sur un bateau
Dommage à la barre
Bizarre boit pas d'eau
Oh comme c'est bizarre
Le bateau prend l'eau
Comme c'est dommage
Coule et coule à flot...
Lundi 22 janvier 2007
j'aime le frisson qui te sourd / quand presque sur ta poitrine / mon être s'abandonne / et que j'imagine / l'hémoglobine de ton corps / s'emmitoufler dans mon coeur
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