extrait traduit du grand livre des civilisations Ad-Hoc, ouvrage de référence pour quiconque.
1) Les Ad-Hoc.
Comme chacun sait, les Ad-Hoc étaient fascinés par les machines que leurs savants élaboraient, déployant d’insoupçonnables ressorts de créativité, pour « le bien être de la société » (Car, si l’on s’en référait aux théories Ad-Hoc, le « bien être de la société » était assuré par la frénésie des investissements, qu’engendrait une croissance matérielle continue, qui employait et rémunérait les forces productives de la civilisation, et gageait de la capacité de chacun à consommer, en quantités requises, des nouveaux objets qu’étaient capables de produire des nouvelles machines, que les ingénieurs Ad-Hoc amélioraient sans cesse).
Ils construisaient, nos Ad-Hoc, depuis la nuit des temps, des machines de toutes les sortes, et de toutes les tailles, pour tous les usages répertoriés. Ils en construisaient d’immenses, qu’ils employaient à la réalisation d’ouvrages immenses. Ils en faisaient des moyennes, pour des usages moyens. Et aussi des plus petites, pour des usages plus petits - comme pour calculer des inéquations - ou pour coller des timbres - ou pour communiquer entre eux, à l’aide d’appareils miniaturisés, munis de touches étroites, qu’ils devaient retaper plusieurs fois, en raison de la grosseur exagérée de leurs doigts. Ils fabriquaient aussi des machines si minuscules qu’une puce, à côté d’elles, se serait trouvée géante. Et ils découvraient continuellement de nouveaux usages aux nouvelles machines qu’ils créaient. Ils poussaient cette implacable logique jusqu’à fabriquer des machines à fabriquer des machines, et des machines à fabriquer des machines qui fabriquaient des machines. Bref, de quoi occuper tout le monde, ou presque.
Je dis presque, parce qu’il était admis, dans les milieux bien-pensants Ad-Hoc, qu’un certain taux d’inactivité, de « chômage » comme ils l’appelaient, ne pouvait pas faire de mal à la société, et que, au contraire, cela fournissait à tout patron conscient de son rôle d’entrepreneur du monde libre, une main d’œuvre à pas cher, et que, en plus, ça donnait aux autres l’envie de travailler, pour pouvoir se moquer de ceux qu’ils qualifiaient de « chômeurs » (NA -d’accord, le mot n’est pas beau, mais c’est pas moi qui l’ai inventé).
(NA-NA – il est intéressant de rappeler que, pour assurer la cohérence de ce fonctionnement sociologique complexe, il s’avérait nécessaire d’y greffer une caste de « sous-chômeurs », qui avait pour mission de faire peur à tout le monde, pour que chacun trouve un avantage à rester à sa place. Ils se nommaient les « saints capables » ou les « sales coliques » selon la préférence étymologique de chacun, et touchaient « la location de Rémi », qui faisait travailler beaucoup de monde dans les domaines de l’administration, de la santé, et dans les organismes de gestion des dettes. Ils étaient rémunérés - très peu- en l’échange de leur silence, à propos de la supercherie.)
2) Le Professeur Meinelieben Applepie.
Un jour qu’il travaillait à l’élaboration d’une nouvelle machine, dont il n’avait pas encore établi l’usage définitif, l’éminent docteur Es technologies poly variées Ad-Hoc, le professeur Meinelieben Applepie, dérobé du regard cupide des traîtres Crad-Hoc (…vous ai-je parlé des Crad-Hoc ? Ce peuple sale et demeuré qui vivait en dehors des frontières Ad-Hoc, et qui lui envoyait ses pauvres, pour voler le travail des honnêtes gens, dévoyer les bonnes mœurs, et espionner les connaissances, sans verser un iota de dividende au titre des droits de la propriété ?…non ?) Donc, notre éminent docteur Es technologies poly variées Ad-Hoc, le professeur Meinelieben Applepie, issu d’une génération de chercheurs calés sur tout (comme on n’en fait plus) inventa, un soir, par un hasard essentiellement fortuit, tenez-vous bien, une machine à transformer le Rien en quelque chose ! Quelque chose de solide, de consistant, de palpable, et même, de plutôt bon.
L’anecdote raconte que le génial professeur Meinelieben Applepie, ce soir là (n’ayant décidément pas apprécié la valeur de sa découverte ô combien historique - et parce qu’il était gêné par une indigestion d’huîtres ingurgitées vivantes, à l’occasion de l’anniversaire d’un collègue un peu moins éminent mais également savant, bien qu’étranger, le professeur Mac Elbelhom), alla tout bonnement se coucher, non sans avoir pris soin de transformer un peu de Rien en tisane dépurative, afin de digérer ces satanés mollusques. Il fallu attendre son réveil pour que notre professeur ait la révélation des prouesses technologiques dont sa machine était capable. Machine qui, n’en doutons pas, allait bientôt révolutionner les modes de vies des administrés Ad-Hoc.
En effet, le lendemain, n’ayant plus rien à se mettre sous la dent, il vint au cerveau surdéveloppé de notre éminence grise, taraudé par une douleur intestinale persistante, l’idée extraordinaire de prendre un peu de Rien et de le transformer en vin blanc, manière de s’attaquer au mal, par le mal ! Sitôt dit, sitôt fait : c’en était assez de démonstration pour justement (- et non sans tort) qualifier cette particulière mécanique d’invention du siècle ! Je vous laisse imaginer les applications multiples que nous ferions d’une pareille technologie, si nous la découvrions. On pourrait, par exemple, transformer du Rien en croissant à la cannelle, du Rien en salade - en poulet frite, en gâteau, en tout…
Très vite les publicités, les publications scientifiques, les journaux télévisés du vingt heures Ad-Hoc, firent grand bruit de l’invention du professeur, vantant les mérites de cette nouvelle nourriture providentielle, abondante, qui ne coûtait presque rien à produire, qui rapportait déjà beaucoup, et qui reléguerait les famines, et les autres calamités, au souvenir des anciens. Cette opinion était largement répandue au sein des milieux bien pensants de la société Ad-Hoc (milieux habituellement occupés à parfaire leur capacité discursive, devant un merveilleux verre de vin, crû bourgeois, en fumant un cigare) et dans leurs magazines de vulgarisation, déstinés au grand public.
3) Les empêcheurs de tourner en rond.
Les Ad-Hoc, suite à cette bouleversante découverte, se mirent, en très peu de temps, à réorganiser leur vie autour de ce Rien si providentiel, chamboulant au passage leurs habitudes nutritives. Cela devint si facile de transformer du Rien en quelque chose, qu’on eu rapidement besoin d’énormément de Rien, et qu’on créa, pour répondre à la demande, des usines à fabriquer du Rien, des usines à fabriquer des usines à fabriquer du Rien, et ainsi de suite (suivant le schéma d’évolution Ad-Hoc élaboré depuis des générations), des usines à fabriquer des usines à fabriquer des usines à fabriquer du Rien, en imposant des normes de fabrication, pour le bien-être de chacun.
A partir de ce jour, tout le monde, peu ou prou, se mit à remplir ses frigidaires et ses placards de Rien, enfin, de quelque chose. Et la vie continua son cours… J’ai dit peu ou prou car, comme on pouvait s’y attendre, un nombre infiniment restreint de réfractaires s'arquebouta contre le Rien, et refusa, même, de ne rien manger qui ne soit pas cultivé à peu près naturellement. Ces protestataires s'organisèrent entre eux, firent des débats, émirent des doutes, s’associèrent avec la ligue « Anti Rien dans mon Assiette » proclamèrent « la Terre Native », devinrent « Tiers Mondialistes » et enfin, ce qui n’arrangea pas leurs affaires, contredirent l’idée du « Tout ou Rien » normalement acceptée par tous. Allant jusqu’à se demander si les Ad-Hoc, dans leur ensemble, n’y comprenaient pas rien à rien ?
A ces conservateurs irresponsables, on répondit qu’ils pouvaient bien consommer ce qu’ils voulaient. Que c’était pas la peine d’alarmer tout le monde avec leurs discours négatifs, et que – cas extrêmes, ils avaient qu’à aller se faire voir chez les Crad-Hoc ! D’ailleurs, on les y envoya à grands coups de pompes : non mais ! Cette opposition de principe, résolument rétrograde, prit pourtant des proportions inquiétantes, mais ne dura pas longtemps. Elle fut conspuée par tous les médias Ad-Hoc, qui considéraient la pensée majoritairement admise par la majorité, comme la meilleure. On incita toutefois les partisans de ces idéologies à aller manger ailleurs, si ça leur plaisait - les contraignant à s’exiler vers des contrées plus clémentes, parce qu’ils avaient des têtes qui ne revenaient à personne.
4) Boires.
Bref, revenons à notre récit. Rendue la principale civilisation mondiale consommatrice de Rien, la situation, chez les Ad-Hoc, devint telle que chaque administré, y compris le moins favorisé, se surprenait à engloutir des tonnes annuelles de produits manufacturés, fabriqués et emballées à partir de Rien. Finalement, les Ad-Hoc n’avaient pas trop le choix. D’ailleurs, pour préserver leur équilibre psychologique, ils organisaient des orgies de Rien entre amis, entre collègues de travail, en famille, devant l'ordinateur, en regardant des matchs de foot à la télé, ou, carrément, des films érotiques en cachette.
Dans les écoles, les jeunes suivaient des études de Rien et leurs professeurs, désespérément sceptiques, se plaignaient de ne rien pouvoir leur apprendre. Les employés travaillaient dans des usines à fabriquer du Rien ou dans des commerces, ou dans le domaine des services (dont on disait que, vu l’augmentation du nombre d’oisifs enrichis à rien faire, on y manquerait jamais de brasser l’air des autres.) Les Ad-Hoc remplissaient leur vie de rien qui, bien entendu, était chèrement payé.
Cette organisation si bien réfléchie, pouvait compter sur le travail qualifié des ouvriers du Rien, les « bons à rien ! » qu’on faisait suer pour presque rien - des contrôleurs du Rien « on a rien sans rien ! » qui, l’air de rien, contrôlaient la rapidité d’exécution - des contremaîtres du Rien « rien n’est acquis ! » qui vérifiaient la valeur du Rien fini - des ingénieurs du Rien « une vache entre dans un trou, sauf la queue : pourquoi ? » qui réajustaient les machines à Rien - et, en fin de course, sur les patrons d’usines à Rien qui, grâce aux incalculables profits que rapportaient leurs trafics, se construisaient des usines à fabriquer des usines qui fabriquaient des cigares, qu’ils appréciaient tant.
5) Déboires.
Et tout le monde grossissait ! Non pas qu’on mangeait plus, puisqu’on ne mangeait rien. Ni qu’on devenait robuste, au contraire, on s’affaiblissait. Non. On avait mal au ventre, c’était l’estomac : Gonflés comme des baudruches, à mesure qu’ils avalaient du Rien, les estomacs des Ad-Hoc devenaient aussi gros que les Ad-Hoc eux-mêmes. Si pas plus. Arithmétiquement, certain d’entre eux explosaient. Les Ad-Hoc grossissaient, sans qu’aucune médecine ne puisse y remédier et, faute de nourriture appropriée, leurs capacités s’amenuisaient. Les ouvriers travaillaient moins, gênés par leur obésité, et il fallait plus de contrôleurs pour les contrôler. En plus, ils réclamaient d’être mieux payés, surtout en périodes électorales, pour pouvoir consommer du Rien sans avoir à se serrer la ceinture. Il fallait donc fabriquer plus de Rien. Du Rien mieux affiné, mieux emballé. Et le vendre plus cher pour en tirer des bénéfices, afin d’augmenter le niveau de vie des patrons, qui ne juraient que par le « Caca Rente», qui édictait des règles de vie pour tout le monde, en prétendant des choses mensongères, comme :
« … La production de Rien, grâce aux dividendes que les trésoriers distribuent aux employés, engendre la consommation de Rien, qui génère un intérêt, qui, sous certaines conditions difficilement explicables au grand public, s’il est adéquatement dépensé par les décideurs autorisés, dans un circuit économiquement mondialisé (c’est à dire délesté des vilaines contraintes culturelles locales), sous le strict contrôle libéral exercé par les personnes de référence, engendre lui-même (le bénéfice) des capitaux, qui eux, par l’action purificatrice de la spéculation financière, contribuent à la croissance globale. Croissance qui, suivant loi du sabre invisible d’Obi Wan Ken Obi, favorise l’amabilité « du marché » qui lui, s’il est vraiment gentil, doit entraîner la fin des inégalités, la fin de la faim dans le monde, la fin de la misère - et apporter la preuve par neuf que l’exploitation du Ad-Hoc par le Ad-Hoc n’est pas une fatalité, ni un dogme hérité de l'interprétation, pas drôle, des luttes d'un autre siècle. »
6) Tragédie.
Du coup les patrons n’avaient plus vraiment le goût à la fête. Ils tiraient même des têtes d’enterrement. Pas parce que leurs ouvriers étaient des incapables. Ni parce qu’ils se mettaient trop souvent en grève... En vérité, ça les arrangeait. Ils justifiaient, de cette manière, des délocalisations massives d’usines dans les pays Crad-Hoc sous développés, et de l’exploitation éhontée qu’ils faisaient de leurs ressources et de leurs peuples.
Non ! Les patrons, pour tout vous avouer, étaient incurablement accablés par la mort prématurée du professeur Meinelieben Applepie, l’irremplaçable inventeur de la première machine à transformer le Rien en quelque chose.
Le professeur ne s’était, en fait, jamais remis de son indigestion d’huîtres bien réelles et, ayant avalé un coquillage peu recommandable, puis trop bu, avait péri dans d’atroces souffrances. Il aurait mieux fait d’inventer une machine à guérir les intoxications alimentaires, mais comme le prétend le célèbre dicton : on ne peut pas penser à tout !
Il était mort, donc, refroidi, ce qui ne facilitait pas l’affaire des patrons, car c’était l’unique docteur Es technologies poly variées Ad-Hoc, et que, vu la difficulté pour trouver des étudiants capables de tenir plus de quinze ans, sans rémunération, on n’avait formé personne pour assurer sa relève (sauf le professeur Mac Elbelhom, qu’un concours de circonstances avait envoyé se faire voir sous les auspices peu accueillantes des traîtres Crad-Hoc - et qui s’y sentait plutôt bien). Personne, donc, pour continuer d’inventer des nouvelles machines susceptibles de doper l’économie et de fabriquer, entre autres, des meilleures machines à fabriquer des meilleurs cigares, qu’ils aimaient tant fumer, les patrons, polluant incontestablement l’atmosphère du globe…
Ils polluaient, certes, mais vous en conviendrez, intensivement moins que les cheminés des usines à transformer le Rien en quelque chose, qui crachaient, jour et nuit, des fumées chimiques noires. C’était bien beau de fabriquer à tout va ! Qui pensait à protéger la nature pendant ce temps là ? Les poubelles des industries du Rien étaient de plus en plus difficiles à dissimuler, elles encombraient les cours, les rues, les rivières. On ne pouvait plus marcher sans trébucher sur un objet cassé, résidu des chaînes de montage; ou sans ramasser un papier gras jeté par un gamin en surpoids. On ne pouvait plus se baigner sans choper une maladie nouvelle. Certains ne sortaient pas de chez eux sans nouer un masque autour de leurs narines, pour se protéger des ravages que l’atmosphère provoquait sur leur appareil respiratoire. On ne savait absolument pas quoi faire des déchets, hautement toxiques, des usines à Rien, qu’on étendait à l’air libre chez les autres, ou qu’on enfouissait dans nos mines désaffectées, en attendant de trouver mieux. Car il fallait bien les déverser quelque part, ces maudits produits. Le pays était devenu une vraie décharge. Et les autres pays aussi. De toutes façons, les Ad-Hoc avaient l’habitude, depuis des lustres, de balancer leurs eaux usées et leurs vieux gadgets au-delà des frontières du pays Crad-Hoc, sans se demander ce qu'ils pourraient bien en faire, ni comment ils pourraient les traiter, à leur place. Cette situation ne pouvait plus durer.
C’est pourquoi, malgré l’ingérable multiplication des cas d’obésité infantile, le déficit croissant du système de recouvrement des soins, la jeunesse désorientée, l’accumulation des réfugiés Crad-Hoc aux portes des cités, la pollution, qui commençait à changer le climat planétaire, la raréfaction des sources de Rien… Malgré tout ça. Le réel dilemme que nous ne pouvions régler par la voie de la négociation, résidait, insoluble, dans le départ, anticipé, du regretté professeur Meinelieben Applepie, décédé, enterré. La civilisation était en deuil. Quelles raisons avaient encore les patrons d’espérer des jours meilleurs ?
7) Moralité.
Dépités et bougons, ces derniers continuèrent de produire toujours plus, dans l’unique but d’accumuler du profit, et ce, en le partageant de moins en moins.
8) Epilogue.
L’exil du docteur Es technologies poly variées Ad-Hoc, le professeur Mac Elbelhom, fut la conséquence, comme nous l’avons évoqué plus tôt, d’un affreux concours de circonstances. La mort inopinée, et douloureuse, du professeur Meinelieben Applepie, ayant immédiatement plongé les patrons dans des abîmes de perplexité, ceux-ci mirent pour tout en œuvre pour s’attirer les services de n'importe quel savant en exercice, compétent en technologies poly-variées, et surtout en fabrication d’usines à cigares. Quitte à devoir le trouver ailleurs, en pays étranger, et à l'importer. Pour cela, ils firent appel au dynamisme d’un ambitieux représentant de commerce, qu’ils firent élire à la présidence de leur pays, le temps de mener cette mission à terme, et de tenir le bon peuple, à l’écart des complications dont ils étaient victimes. Le professeur Mac Elbelhom, dans sa discrétion, un peu fanée, de chercheur d’un autre temps, était passé inaperçu : à la trappe.
Ils firent donc élire, nos patrons (ce qui fut assez facile, vu qu’ils contrôlaient la quasi-totalité des réseaux d’information Ad-Hoc), l’un des plus petits président de leur histoire. Petit, tout petit… mais rapide. Et dévolu à la cause. Qui n’avait qu’un seul défaut : il ne parlait que de lui. Mais vu la vitesse à laquelle il se déplaçait à travers la planète, pour rechercher la perle rare, on lui pardonnait tout. Même les lois très, très, très populistes qu’il égrainait comme des chapelets derrière lui, et qui traitaient du renvoi, sans autre forme d’humanité, des traîtres Crad-Hoc chez-eux.
Malheureusement pour le pays, le professeur Mac Elbelhom s’était fait, inopinément, rappeler sa situation de résident non désiré sur le territoire Ad-Hoc, lors d’un contrôle d’identité, et avait, par la suite (après quelques jours éprouvants de vie en collectivité) pris l’avion, s’en retournant vers sa région natale.
La suite dira qu’il eu tout de même la chance de dénicher un petit boulot, moins bien rémunéré que l’ancien, mais à la mesure de son savoir, auprès du général des armées Crad-Hoc, qui se fit un plaisir de l’accueillir, avec les honneurs qu’on doit, à un type si potentiellement capable de vous affranchir de la contrainte, d’un voisin parfois trop envahissant. Mais ça … c’est une autre histoire.

