|
Samedi 02 août 2008
des gens un peu experts - qui parlent un peu en l’air
des idées, des logos - me font froid dans le dos
mais qu’est-ce qu’on nous fait croire ?- mais qu’est-ce qu’on nous fait voir ?
c’est ça l’histoire ? - des vies qu’on rembobine - depuis des officines
c’est ça l’histoire ? - entre les signes, les lignes - l’écran qui s’illumine
des gens un peu compères - conspirent à leur manière
pas le temps d’un silence - l’info toujours freelance
mais qu’est ce qu’on y dépêche ? - mais qu’est-ce qu’on y recherche ?
les sales histoires ? - les ruines qu’on examine - les vues qu’on élimine
les sales histoires ? - les rêves qu’on s’assassine - l’écran qui s’alumine
mais qu’est-ce qu’on peut y faire ? - qu’est-ce qu’on peut nous faire faire ?
les sales histoires - les conflits sans entrevoir - la sortie du couloir
les au revoir - canons comme au grand soir - l’écran sur ma mémoire
des gens un peu sensibles - qui tutoient l’impossible
qu’on songe à aborder - sans se désaccorder
des tours un peu pendables - planqués dans leurs cartables
pas de piège invisible - de témoin pris pour cible
la belle histoire ? - je commence à plus vouloir - m’avancer sans savoir
la belle histoire ? - je commence à plus pouvoir - m’évader dans le noir
Un petit mois de pause et de maintenance informatique pour restaurer mon ordi, et me revoilou, avec une chanson plutôt polémique. A+ Filou
Mardi 24 juin 2008
Ça mérite peut-être une explication de contexte : D’abord, j’arrivais pas à dormir. Ensuite je revenais de la fête de la musique où j’en avais pris plein les oreilles, pour le plus grand bien de mes typans. Puis comme je m’étais attardé au spectacle du rappeur R-Can, dont les z’icos étaient excellents, et qui a réussi une impro de fou sur son dernier morceau, suivi d'un pur régal de funk, je me suis mis en tête de faire rimer des « angues » et des « ingues ». Mais comme j’étais quand même un peu ramasse en rentrant, j’ai laissé mon ordi choisir sa musique, et il est tombé sur Léonard Cohen, puis sur Neil Young. Pour accorder le tout, je me suis attaché à y mêler une sorte de sens sentencieux, qui n’avait rien à voir avec celui du premier jet. Et ça a donné ça :
ce qui est populaire ne se vend pas, se donne
ce qui est populaire n’appartient à personne
c’est le ping et le pong
des pales d’un vieux zinc
un hymne à la déglingue
de Cohen, un folk-song
c’est un disque qui tangue
comme au rythme des jours
comme une vie de zone
au sommet d’une tour
c’est une nuit d’ozone
quartier des amazones
un magasin de fringues
un cow-boy en santiags
- sans Dieu ni Gang
une main sur un flingue
et l’autre dans un string
- c’est une route longue
le continent autour
jouant du métronome
comme un magnétophone
qui crache du Neil Young
refrain ? c’est le big-bang
comme un cri de King Kong
un big-band qui fait bling
c’est le ying et le yang
comme au sortir d’un ring
un frisson qui secoue
qui rend ivres les fous
et délivre les langues
et libère les hommes
et libère les femmes
ce qui est populaire ne se vend pas, se donne
ce qui est populaire n’appartient à personne.
PS: j'ai enfin pris un moment pour foncer l'écriture du blogue, vos yeux m'en seront sûrement reconnaissants, et les miens pèleront moins. A + Filou
Mercredi 18 juin 2008
J’avais du temps devant moi aujourd’hui alors j’en ai profité pour fabriquer ces petits jeux de mots. J’ai aussi glané quelques graffitis dans mes cahiers de cours. Merci à Ténébrum Draco de passer les infos à tes lecteurs, c’est important. Je me pose la question de créer une veille informative, mais je ne sais pas encore auprès de quels sites me renseigner. Je verrai cet été. A tantôt, Filou.
ça a combien de pattes, un psychopathe ? / et ça a combien de tics, un neuroleptique ? / c’est sous quel récif, qu’on devient dépressif ? / boit-on du rosé, quand on est névrosé ? / ça a combien de couches, un français de souche ? / combien de ratures en littérature ? / c’est sous quelle emprise, que tu lâchais prise ? / comment tu manies ta mythomanie ? / ça a combien d’ailes, une ribambelle ? / et ça a combien d’œil, un écureuil ? / est-ce que les rapaces ont des carapaces ? / est-ce que les présidents ont tous des longues dents / il faut combien d’hommes, pour faire un symptôme ? / et combien de volts, pour qu’on se révolte ? / que devient la ouate, quand on met les watts ? / est-ce qu’on a bien rit des mutineries ? / pourquoi tant de zèle, chez les demoiselles ? / et de noms d’oiseaux, chez les damoiseaux ? / il a trop de listes, pour les socialistes . / et il y a trop de kystes, de l’avis des trotskystes . / on est pas adroit, quand on est à droite . / et on n’est pas manche, quand on est à gauche . / est-ce qu’on y était, dans la société ? / comment tu vois le ciel, quand tout est démentiel ? / ça a combien de tics, un psychotique ? / et ça a combien de pattes, un sociopathe ? / y’a combien de sphères dans un contre-transfert ? / combien de versions de la perversion ? / est-ce que ça se coke, un staphylocoque ? / est-ce que Astérix a des idées fixes ? / est-ce que Hölderlin était borderline ? / est-ce que ça se freine, un schizophrène ? / pourquoi ça se perd autant, les repères ? / est-ce que ça s’opère, un coopérant ? / est-ce que ça dialogue, un radiologue ? / est-ce qu’on y sera, quand ça fissurera ? / il n’y a pas de terre dans les ministères . / peuplerons-nous les îles, ou les asiles ? / elles ne sont pas niaises, les bolognaises . / il n’y a pas de voix off, chez les philosophes . / il n’y a pas de barbe, autour des rhubarbes . / ça n’a pas de prix, un trait d’esprit . / ça n’a pas de nez, la fausse monnaie . / combien faut-il d’anneaux, pour être parano ? / ça a combien de pattes, un patibulaire ? / et ça a combien de tics, un romantique ? - / - y'a combien de pattes, chez ceux qui nous épatent ? / et y'a combien de tics, dans nos cœurs en plastique ?
Dimanche 08 juin 2008
Ouaouh !!! J’ai relu le texte que j’ai « commis » l’autre soir d’ivresse, et j’ai bien voulu l’effacer, mais ma pote amie copine Marianne M. m’en a dissuadé. Je crois que j’étais un peu énervé, et même si c’est à peu près exactement ce que je voulais dire, il y a des moyens plus élégants de le faire. M’enfin ! Je demande encore ce qui peut se passer de si grave en France pour que les rues de ma ville soient à ce point quadrillées de forces de l’ordre en tous genres. Depuis 15 jours j’ai dénombré au moins 10 cars différents de CRS, des voitures de police nationale, de municipale, de gendarmerie, de douanes, des officiers à pieds, en civils, qui sillonnent les chemins jour et nuit. Aucune presse locale n’en parle, et j’aimerai savoir comment ça se passe ailleurs ? Je regarde peu la TV mais j’ai vu hier, dans le journal du soir, un spot de quelques secondes qui semblait dire que les CRS ont chargé la foule à Quimper - foule qui manifestait, pour ce que j’ai pu en comprendre (en si peu de temps - et en fin de journal) pour sauver son hôpital public. Ici, tous les pharmaciens mettent en garde contre la privatisation de la santé, en affichant des slogans assez clairs sur leurs vitres, comme « tombez malades aujourd’hui, demain il sera trop tard ». Autre sujet, de presse écrite cette fois, j’ai lu ces dernières semaines, y compris dans l’hebdo Marianne (que j’apprécie d’ailleurs) plusieurs attaques dirigées contre le NPA (nouveau parti anticapitaliste) initié par la LCR. Moi, qui ne suis encarté nulle part, et plusieurs de mes collègues, avons pourtant été invités à des débats et des forums d’information, où nous n’avons absolument pas ressenti le sectarisme ni la volonté de récupération, dont les journalistes semblent accuser la LCR. Les débats ont été riches, didactiques, et notre parole a été écoutée, sinon entendue. De mon côté, il me paraît possible de créer quelque chose de nouveau, avec le NPA, qui dépasse les clivages idéologiques de chacun. Et c’est peut-être urgent. Quand à la mobilisation des travailleurs sociaux en formation de l’IRTS de Perpignan, elle s’est essoufflée face à la contrainte de travail institutionnelle à laquelle nous devons répondre dans le temps imparti (plus personne ne dort, en tous cas pas moi, pour rendre la somme astronomique d’écrits qu’on nous impose de pondre à propos de tout et de rien). Pour ceux qui s’y intéressent, et vu qu’aucune avancée notable n’est en vue dans ce domaine (le directeur de cabinet de Xavier Bertrand nous a encore pris pour des Bisounours), je vais momentanément effacer les liens amis pour ne garder que celui de Perpignan, où ils sont de toute façon répertoriés. La mobilisation reprendra sans doute en septembre, quand une classe entière de collègues devra signer ses conventions de stage, et lorsque, évidemment, faute de sous et d’intérêt porté par nos décisionnaires, cela leur sera refusé. Je les remplacerai, dés que je peux, par des liens de potes (plus artistiques). Pour continuer sur le même sujet que les textes précédents, mais de façon plus légère, voici « le vent en pop » :
elles ont le vent en poupe
mauvaises gens
elles aiment Betty Boop
et Tarzan
elles regardent à la loupe
notre temps
elles ont les yeux soucoupes
détergents
elles ont le vent en pop
mauvaises gens
elles aiment le trip hop
et Rahan
elles se taillent des coupes
de mutants
elles se méfient des scoops
qu’on leur vend
elles mènent large au cap
des vivants
quand elles se sentent cap’
pas d'argent
elles se fument en clopes
émouvants
gracieuses escalopes
sans divan
elles ont le vent en poupe
chaud devant
elles aiment Betty Boop
et Jean Valjean
C’est certes un peu naïf, mais ça me plait. Au fait, je vois que vous êtes nombreux à visiter le blogue, pensez à laisser des comments, qu’on puisse partager quelques bouts d’idées, merci. Filou. Ps : à Ténébrum Draco, je reprendrais contact cet été, à plus, continue le combat.
Samedi 24 mai 2008
Bref, j'suis un peu mal, et j'suis surtout très bourré ce soir. Je suis dégoûté parce ce qu'on a tout fait pour être médiatisés depuis deux mois, et que malgrè qu'on était plus de 3000 à Paname de départements unis et différents, des Pyrénées jusqu'à la Sorbonne (ces cons de CRS nous ont gazés, comme il faut, en réponse à des gens, pas racaille ni travailleurs sociaux en formation, que personne d'entre-nous ne connaît ni d'Eve ni d'Adam - ce qui est inconcevable quand on vient d'écoles où s'qu'on se connaît personnellement tous - qui les ont, soit-disant, "agressé" - ce qui a leur a donné raison de répondre violemment aux pacifistes patentés que nous représentons) aucun média ou presque, n'a voulu parler de nous, ni de notre problème de formation, bientôt lettres mortes, du moins très bientôt caduques : système à la con. C'est un peu comme si les journaleux oubliaient qu'il y a de l'information en France à exprimer aux citoyens. Fascisme? Propagande? Sarkosisma? Beaucoup de questions que je ne me pose plus. C'est mort. Enfin, pour redevenir ou rester humains, si vous avez des airs à partager avec moi, je vous offre ces modestes paroles. Pensez simplement à m'envoyer les morceaux, si vous en faites avec, qu'on s'amuse un peu... S'il vous plaît... merci... D'avance et en retard. Simples révoltes!!! Grands pas sur la Lune!!! Merci encore et encore et encore et encore, de les partager avec moi. On est copains ou quoi ? Du texte d'avant voici la suite, que Julien.M. a commencé de balancer en musique. Envoyez - si vous voulez - vos courriels, vos commentaires - pour écouter l'originale - ou please, encore mieux composez...
- entendez-vous, c'est arrivé / ce coup là nous sommes énervés
ils ont renvoyé les immigrés / ils emprisonnent le progrès
- entendez-vous quand ils mugissent / soldats et féroces CRS
quand ils s'en prennent aux filles, aux fils / à nos anciens - à nos promesses
- allons enfants de la fratrie / à la santé de nos victoires
à la mémoire d'un jour de gloire / allons enfants de la partie
- alors voyons, cet étendard / qui fut sanglant, qui fut un dard
pourquoi maintenant nous sépare / pour une poignée de dollars
- alors voyons, cet étendard / qui fut bleu-blanc-rouge d'espoir
peut-on le rendre un peu plus noir / contre-nous racisme et remparts
- réveille-toi, rebelle-toi Paris / rebellons-nous îles et villes
soyons les indiens, les kabyles / de notre faim soyons le cri
- réveille-toi, rebelle-toi Paris / soyons nos musiques et nos contes
soyons nos liens et nos rencontres / soyons la terre, soyons nos maîtres
N'ayez pas peur, exprimez votre symptôme, dites, compilons, changeons le monde, laissez des commentaires.. D'avance merci. A tantôt. Filou.
Dimanche 11 mai 2008
Coup de gueule !!!
Voilà, encore des jours à ne plus trouver le temps de m'occuper de moi ni de mes proches. Pas plus du blogue d'ailleurs. Retour sur la situation qui me préoccupe : depuis deux lunes, rien n'a véritablement changé. Le gouvernement renvoie la balle aux conseils généraux, les conseils généraux renvoient la balle au gouvernement : l'impasse. Les futurs travailleurs sociaux sont au centre du dilemme, même pas en position d'arbitres. Leurs stages s'évaporent comme neige au soleil, faute de financements, quand on ne leur signifie pas simplement qu'étant gratifiés (par quelques associations "compatissantes") ils interviennent en remplacement de professionnels (des galériens à 398,13 euros le mois, légalement - c'est-y pas bon ça?). Qui ne voit pas le recul de notre société, le retour à l'exploitation éhontée (dire "libérale") des femmes, des hommes et des richesses, qu'on nous impose à tous, branche de travail par branche de travail (accords d'entreprises, éducation nationale, éducation spécialisée, aide sociale à l'enfance, hôpitaux, justice, prisons, retraites, j'en passe et des meilleures...) en catimini, avec des sourires mieileux, des "vous en faites pas, c'est un peu raide à avaler mais ça va passer, comme d'habitude, par derrière..." ? C'est la MERDE !!! Excusez du peu. Ce n'est pas la vision que j'ai de mon avenir ni de celui des usagers (quand on ne se trouve pas dans l'obligation, depuis la loi de prévention de la délinquance, de dénoncer les familles à la "Stasi Sarkoziste" - ce que certains refusent, se mettant justement hors la loi, passibles de peines, d'amendes, et de ne plus pouvoir exercer leur métier). C'est GRAVE. Je ne peux pas personnellement cautionner les dérives d'un état dont les élus ne représentent que leurs comptes en banque. L'idéologie de ces gens est dangereuse. Je n'appelle plus ces façons de faire des "errements de nouveaux riches" venus au pouvoir, mais bel et bien du FASCISME !!! Bref, je laisse les liens des collectifs jusqu'à la fin de la mobilisation et je me rends à Paris, direction La Sorbonne, le 13 Mai, manifester avec les collègues de toute la France qui sont pas contents, mais alors pas du tout. Pour lecture, je publie un poème qui me vient du coeur, que Marianne M. a déjà mis en musique (je vous envoie le mp3 sur votre courriel, si vous laissez un commentaire). Merci à celles et à ceux qui suivent de près ou de loin nos aventures, merci à celles et à ceux qui nous soutiennent, en riant un peu svp (ce qui, j'en conviens, n'est pas mon fort en ce moment). Pour préserver cette façon un peu "passéiste" et solidaire de vivre ensemble, que nous sommes, je crois, nombreux à vouloir partager. N'en déplaise à nos élus, que je ne salue plus, mais alors décidément plus.
Abreuvant nos sillons
Nos bourgs et nos campagnes
l'Alsace et la Bretagne
Lille et le Roussillon
Paris, d'Est en Ouest
Nos fils et nos compagnes
Toutes les gens modestes
A vos pavés, Mariannes !
A bientôt, à Paris, en Province, pour dire que Non, mesdames et messieurs les politiques, vous ne pouvez pas tout le temps faire ce qu'il vous plaît de nous, en vous sucrant perpétuellement sur notre dos. Comme disait l'autre "il faut chercher l'argent où il se trouve, chez les pauvres : d'accord ils n'en n'ont pas beaucoup chacun, mais ils sont très nombreux" A plus.
PS : à voir et écouter absolument Desert Rebel, les rockers oubliés du désert. Une histoire de résistance portée par des musiciens réunissant Tryo, Mano Negra, Gnawa Diffusion et rebelles touaregs. Trop de la balle...
Mercredi 19 mars 2008
je voulais parler d’un sujet un peu léger
écrire un conte, sans acompte, sans projet
chanter je sais pas, le mystère
la liberté, la bagatelle
je ne voulais pas parler d’elle ni me taire
je ne voulais pas parler d’elle, mais je l’ai fait
parce que la belle était rebelle, voire décoiffée
parce que son cœur était en pleur
parce que mon cœur était plusieurs
et qu’à plusieurs on est toujours un peu meilleur
ne voyez dans cette sentence aucune ruse
aucune prouesse de langue, aucune harangue
pas de mélancolie diffuse
pas même un bateau saoul qui tangue
un alexandrin ça vaut bien dix mots d’excuses
je voulais parler d’un sujet un peu léger
sans strapontin, faire un refrain, sans préjuger
mais à vrai dire, le pot au rose
à découvrir le fond des choses
je ne voulais pas parler d’elle mais j’en cause
pardonnez-moi, mais quand ma mie me magnétise
quand elle joue, avec ses moues, qui m’hypnotisent
quand elle maudit ma raison d’être
quand je dois fuir par la fenêtre
en essayant de m’agripper à ma valise
je voudrai lui parler de moi, tout bonnement
sans m’évader, sans la braquer, sans boniment
de mon avenir avec elle
faire une jolie ritournelle
mais elle m’emmêle avec ses maux qui m’ensorcellent
alors désolé si mes mains sont implorantes
si vous trouvez ma prosodie un peu navrante
consentez-moi de la dédier à mon amante
permettez-moi de l’offrir à ma ravissante
les mots d’amour ne charment que ceux qui les chantent
ne voyez dans cette sentence aucune ruse
aucune prouesse de langue, aucune harangue
pas de mélancolie diffuse
pas même un bateau saoul qui tangue
un alexandrin ça vaut bien dix mots d’excuses
Mardi 04 mars 2008
si tu as la connerie
si tu ris quand tu t’endors
bois de la soupe au curry
de la sauce au roquefort
si, idiot, tu restes, encore
(malgré ce régime là)
mets du piment très, très, fort
dans tes crêpes au chocolat
et si tu as la folie
comme un grain de cardamome
mets des fleurs de pissenlit
dans ton yaourt à la pomme
si tu as le rire au bord
des lèvres, et la cochonnerie
fais des folies de ton corps
mets du jambon dans ton lit
mets du vivre dans ta vie
si tu as le métissage
si tu as un peu l’envie
c’est aujourd’hui mon message
Samedi 01 mars 2008
non, maintenant, rien d’impossible
même l’amour qui nous sembla
à tous, un jour, inaccessible,
rien d’impossible dans tes bras
mon pauvre cœur qui, malmené
par tant de revers, et meurtri,
jurait de ne jamais t’aimer,
en sacrilège s’est épris
me voici pendu à tes lèvres
-ta douce, blanche, tendre peau
agite en moi, comme la fièvre
-et n’espérant plus le repos
me voici tendu comme un lièvre
l’oreille à l’affût d’un écho
au moindre sursaut de tes lèvres
me voici pendu à tes mots
non, maintenant, rien d’important
que ta voix douce et tes yeux clairs
assurément, rien que le vent
contre les frimas de ta chair
Jeudi 28 février 2008
quand le génie s’empare
léger comme l’air
de la guitare
laisser couler le blues
dans un verre de gin
quand le tempo s’enivre
la passion délivre
la fièvre de vivre
laisser couler le blues
dans un verre de gin
quand le pianiste joue
des purs bijoux
la corde au cou
laisser couler le blues
dans un verre de gin
quand la voix se déchaîne
les larmes dégainent
le diable sur scène
laisser couler le blues
dans un verre de gin
quand le charme ensorcelle
vos sexes rebelles
déesses cruelles
laisser couler le blues
dans un verre de gin
quand s’impactent les âmes
flambent les gammes
sur le macadam
laisser couler le blues
dans un verre de gin
quand distorsion sublime
de ruse et de crime
le son s’envenime
laisser couler le blues
dans un verre de gin
et quand les revolvers
font leur affaire
dans le désert
laisser couler le blues
dans un verre de gin
Dimanche 10 février 2008
t’as fait ton choix, allez, j’m’en vais
allez j’me gliss’ j’me cass’ j’me tais
hors de ta vue, je trace, je fraie
t’as fait ton choix, c’plus fort que toi
plus fort que tout mon cinéma
plus fort que nous, plus fort que moi
t’as fait ton choix, j’regrette rien
sauf tes grands yeux, ton nez, tes seins
sauf ton respect, j’me sens pas bien
t’as fait ton choix, t’as réfléchi
j’suis trop naïf, j’suis trop gentil
trop pas compris
t’as fait ton choix, t’as p’t’êt’ raison
j’ai pas la trempe d’un vrai héros
j’fais ma valise comme un cabot
pour tout dire, j’suis presqu’un peu d’acc’
presque pressé qu’on soit demain
presque gêné d’être encore là
entre ciel clair et mer opa |