Ça mérite peut-être une explication de contexte : D’abord, j’arrivais pas à dormir. Ensuite je revenais de la fête de la musique où j’en avais pris plein les oreilles, pour le plus grand bien de mes typans. Puis comme je m’étais attardé au spectacle du rappeur R-Can, dont les z’icos étaient excellents, et qui a réussi une impro de fou sur son dernier morceau, suivi d'un pur régal de funk, je me suis mis en tête de faire rimer des « angues » et des « ingues ». Mais comme j’étais quand même un peu ramasse en rentrant, j’ai laissé mon ordi choisir sa musique, et il est tombé sur Léonard Cohen, puis sur Neil Young. Pour accorder le tout, je me suis attaché à y mêler une sorte de sens sentencieux, qui n’avait rien à voir avec celui du premier jet. Et ça a donné ça :
ce qui est populaire ne se vend pas, se donne
ce qui est populaire n’appartient à personne
c’est le ping et le pong
des pales d’un vieux zinc
un hymne à la déglingue
de Cohen, un folk-song
c’est un disque qui tangue
comme au rythme des jours
comme une vie de zone
au sommet d’une tour
c’est une nuit d’ozone
quartier des amazones
un magasin de fringues
un cow-boy en santiags
- sans Dieu ni Gang
une main sur un flingue
et l’autre dans un string
- c’est une route longue
le continent autour
jouant du métronome
comme un magnétophone
qui crache du Neil Young
refrain ? c’est le big-bang
comme un cri de King Kong
un big-band qui fait bling
c’est le ying et le yang
comme au sortir d’un ring
qui rend ivres les fous
et délivre les langues
et libère les hommes
et libère les femmes
ce qui est populaire ne se vend pas, se donne
ce qui est populaire n’appartient à personne.
PS: j'ai enfin pris un moment pour foncer l'écriture du blogue, vos yeux m'en seront sûrement reconnaissants, et les miens pèleront moins. A + Filou

