non, maintenant, rien d’impossible
même l’amour qui nous sembla
à tous, un jour, inaccessible,
rien d’impossible dans tes bras
mon pauvre cœur qui, malmené
par tant de revers, et meurtri,
jurait de ne jamais t’aimer,
en sacrilège s’est épris
me voici pendu à tes lèvres
-ta douce, blanche, tendre peau
agite en moi, comme la fièvre
-et n’espérant plus le repos
me voici tendu comme un lièvre
l’oreille à l’affût d’un écho
au moindre sursaut de tes lèvres
me voici pendu à tes mots
non, maintenant, rien d’important
que ta voix douce et tes yeux clairs
assurément, rien que le vent
contre les frimas de ta chair

