Voilà, j’ai trop de boulot mais je tiens tout de même à faire vivre ce blogue, que vous êtes nombreux à visiter. J’y publie donc des textes d’il y a un peu longtemps que je relis avec étonnement (c’est moi qui ai dit ça ???) Enfin, jusqu’à ce que je puisse me libérer suffisamment de ce que je fais actuellement pour compiler mes dernières expirations. J’ai mis un lien vers mes plaies listes, à babord, pour qui veut… à plus, filou.
le parc
de ma forêt ,seul - quasiment
sourdes, les branches sont en feuilles
- je pleure, les trèfles se recueillent
se remémorent précisément
au jardin d’enfant
le soir venant
deux jeunes amants
s’encrapulant
crapahutaient
à l’heure du thé
sur le sentier
de la beauté
on y vient pour voir comme en noir et blanc
quelques bleus sombrant dans du vert tranchant
et l’arc de lune et les réverbères
orangés nocturnes, en angles s’éclairent
au jardin méchant
je voudrai maman
mélanger mon sang
au sang des indiens
qui restèrent humains
malgré l’homme blanc
au jardin sergent
où sont maintenant
mes rêves d’enfant
où sont les cow-boys ?
les épouvantails
les grands, les agents
où sont les canailles ?
elles ont un penchant, les lumières
pour les couleurs évidemment
quand les amants se font la guerre
elles les regardent en s’émouvant
elles voient les éclats, les torrents
de rires, et sous leurs filaments
passent les êtres de poussière
enivrés d’amour et d’amer
au jardin touchant
si petit pourtant
sont d’immenses bancs
qui clouent les parents
sur place un moment
et font des enfants
des princes en suspends
des super errants
d’un monde en chewing-gum
un monde en pochoir
où l’on vient s’asseoir
saluer les fantômes
au jardin, d’essence, imprègne la terre
elles volent souvent, les lumières
dans les cheveux des jeunes gens
elles rient de ce que cette terre
exalte de tempéraments
et pour exhausser leurs tourments
elles font des détours, des travers
animant tout ce qui, brillant
vit dans cet énorme univers
au jardin, Marraine
Marine et Marielle
sont vraiment très belles
laquelle est ma reine ?
…
une longue veine de sève et de lumière pointe au ciel sur un boyau bouleau: le lierre


