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ma terre a deux lunes

Publié le mardi 14 octobre 2008


Mardi 14 octobre 2008

 

Je me permets de publier, dans sa forme première, le poème que Tenebrum Draco a sympathiquement mis sur son blogue, car finalement, il date un peu, mais je l’aime bien Et il reflète assez mon état d’esprit de l’époque. Si des chums de Saint Jean passent ici par hasard, qu’ils me laissent un message avec un courriel, j’aimerai vous revoir. Mille fois merci. Bonne nuit. Filou.

L'île d'Orléans

Voiles sur le Saint Laurent
Déjà minent de partir
Au soleil d'été mourant
Les érables vont rougir

Dans les herbes les grillons
Qui tantôt vont s'endormir
Aux sons d'humbles carillons
Semblent vouloir retenir

Quelques gouttes d'élixir
Quelques délicieux zéphyrs
Et les rayons qui s'étirent
Et les vagues de frémir

Sous la brise d'automne
Emportées par la houle
Aux flots du fleuve donnent
Comme la chair de poule

Voiles sur le Saint Laurent
Déjà minent de partir
Au soleil d'été mourant
Les érables vont rougir
...

Avec mes yeux plissés qui continuent de voir
Sous le soleil, ce lion, qui domine l'azur
Avec l'esprit géant, brûlé de désespoir
Qui transcrit en pensées songes et larmes pures

Et vos saines joies blondes, et vos doigts de velours
Avec, ma chère, votre amour jusqu'au bout du monde
...

A sept heures, le ciel se penche sur le fleuve
Quand l'eau se laisse aller, dans ses bras sans nuage
Le ciel, dans son reflet respire, ses effluves
Ivres, sensiblement, embrasent le rivage

Le vent, devenu frais, s'étire en effleurant
Les rouges amants doux, bientôt pourpres et oranges
L'astre, qui tout le jour, comme s'évaporant
Parsemait les flots saouls de libellules étranges

Récite maintenant, faiblement, en douceur
En s'évanouissant, quelques vers en couleur

Puis, les cloches brûlantes, criantes, alarmées
Séparent virulentes, leur étreinte brillante
Les romances indolentes et les soupirs charmés
Sonnent les insolentes, la lune concurrente

Le soleil, rugissant, s'incline sous l'éther
Reprend nonchalamment ses rayons, et la terre

Immense, refroidie, dans les ténèbres noires
Tremble d'abandonner son amoureux céleste
Plus tard, la nuit experte en matière de loirs
L'écoutera dormir, sans demander son reste

Un ferry égaré, aux machines bruyantes
Aux cales débordées d'exotiques féeries
Imprimera au fleuve une vague effrayante
Qui n'indiffèrera que les chauves-souris

En haut la lune luit, boule de feu, bougie
Survole éblouie, la côte d'Haïti


Mardi 14 octobre 2008

et un lien vers le blogue politique de Tenebrum Draco : http://sergio_de_rosemont.monblogue.branchez-vous.com/

a+ filou


1 Commentaire :

Commentaire écrit le mardi 14 octobre 2008 à 20:23:00 (lien)
Tenebrum-Draco
Merci pour le lien :-)


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