OK mea culpa. Je suis en formation d'éduc spé, et c'est du boulot à plus finir. Je n'ai donc absolument, mais absolument, pas le temps de correspondre. La super bonne nouvelle, c'est que je suis tonton d'une nouvelle née, Maëlle (avec un grand M et un grAnd ELLE) qui a très bientôt un mois, et à qui je souhaite tout ce qu'un tonton attentif peut souhaiter, et apporter. J'ai beaucoup lu le blog de mouette, que j'adore (elle a une conception de la vie et de son ressenti qui, comme on dit "me parle") et que je conseille : S'ti ça fait du bien de lire ce genre de vérités. J'ai bien reçu l'invitation à me rendre sur kaléidoscope, mais le site est compliqué et j'aurai besoin de l'aide de quelqu'un qui sait comment s'y prendre pour communiquer avec (je suis vraiment nul en multimédia, laissez-moi un commentaire, s'il vous plaît, pour m'expliquer). Bref, le temps me manque, car je suis évalué après demain (beaucoup de stress), donc je vous donne à lire un texte un peu ancien, mais que j'aime bien...
les fabuleuses aventures de rideau et verveine
si j’étais Rimbaud, j’aurai des mâts vermeils, tatoués sur la peau
tels des blancs rideaux, des lambeaux du ciel, en boucles d’oreilles
maniant la querelle, très peu le stylo, je rêverai haut
si j’étais Rimbaud, devenu cruel, haïssant pareil
j’irai en enfer, jouer ma légende, et dans les déserts
au toucher, au flair, aux moindres esclandres - je resterai de marbre
dans les corps, chairs macabres, sables tendres - je planterai mon sabre
sans tenir un vers, je saisirai l’ombre, découvrirai l’ambre
je saluerai l’eau, sourcier d’oasis, prince des aurores
je serai plus beau, que soleil qui hisse, son zénith maure
au glorieux drapeau, si j’étais Rimbaud, méprisant mes chaînes
si j’étais Verlaine, chantre de bohême, musicien des mots
si j’étais Verlaine, où mes pieds me mènent, j’irai en traîneau
j’aurai de la peine, un cœur fou qui saigne, et ma coupe pleine
d’insolubles gênes, verserait sa vigne, en bas ma bedaine
ainsi chaque scène, verrai dans mes lignes, l’agonie d’un chêne
amoureux d’un cygne, résolument digne, mauvais comme la teigne
je rirai du destin, moquerai les catins, de cet humour malsain
de petit butin, mon regard lointain, plein de vilains desseins plutôt vains
au rocher bourreau, j’aurai mon supplice, dévalant la mort
je serai Sisyphe, toujours à zéro, mes tripes dehors
je peindrai ma colère sur des tourteaux de cendres
Ah ! J’insulterai la Terre qui ne veut rien comprendre
si j’étais Verlaine j’aurai de la flemme
si j’étais Rimbaud j’aurai de l’écho
si j’étais Verlaine j’en prendrai d’la graine
si j’étais Rimbaud j’aurai du boulot
Je ne promets pas de revenir bientôt à l'écriture de ce blog, qui me tient quand même à cœur, alors à tantôt.

