Salut. Votre serviteur a trouvé un job à l'autre bout du territoire auprès d'adultes handicapés et s'en va demain... J'avais parlé de textes un peu anciens que j'ai retrouvés, dans lesquels je faisais vivre des personnages, j'en laisse un pour voir, et je vous envoie aussi le lien vers deux playlists (inglais-frinçais) que je me suis amusé à compiler sur un site de zique gratos (si quelqu'un est arrivé à importer sur son blogue le widget de lecture qu'il me dise comment faire -en commentaire- je n'y arrive décidément pas) parce qu'il parait que la musique, ça adoucit les moeurs, ou des trucs comme ça. Au mois prochain. Lisez les derniers posts de Tenebrum Draco, ils sont d'enfer. A+ filou
la musique (chercher les playlists en bas de la page )
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Mo,
certaines heures de la nuit
y'a pas d'exutoire au non-dit
ni d'arrogance à tes déboires
y'a des espoirs un peu confus
et des excuses à ce qui fut
ton désespoir
ton désespoir tatoué de sang
le purgatoire où tu te rends
débusquer l’enfer et les cris
étouffer le bruit des grenades
déterrer l’œil qui te regarde
avec mépris
dorénavent ce qu'il te reste
les jeunes femmes de Budapest
quand tu t’enfuis à Barcelone
y’a plus personne
Mo,
quand tu retournes à Montpellier
quand tu retrouves les peupliers
les allées-venues monotones
les mauvais coups des lendemains
quand tu mendie presque pour rien
parmi la faune
parmi la faune y’a plus d’humain
qui te raccroche au tronc commun
comme si ton désir était mort
comme si le mort était un autre
depuis que t’as salué l’apôtre
au corps à corps
Mo,
dehors les hommes ont leur avis
ils ont le parfait alibi
pour ne pas partager le pain
avec les héros du ruisseau
avec les soldats, les clodos
oh ! les putains
oh ! les putains que tu racoles
quand t’as de quoi payer ta piaule
les prestataires qui te taillent
à la mémoire des africaines
des plaies sur ton derme d’ébène
sur ton Sinai
dorénavent ce qu'il te reste
les jeunes femmes de Budapest
quand tu t’enfuis à Barcelone
y’a plus personne
Mo,
sous le soleil du Sud Liban
dans les traces des musulmans
quand la montagne était en feu
quand tu serrais contre ta gaine
la photo de l’israélienne
aux sombres yeux
aux sombres yeux débordant trop
comme l’océan d’un bateau
tombé sous une pluie d’acier
lorsque ton cœur était courage
lorsqu’il bondissait de sa cage
en justicier
Mo,
c’est pas les conflits qui t’ont eu
c’est l’abandon qui t’a vaincu
c’est de voir pleurer les enfants
devoir tirer sans réfléchir
les gens d’ici n’ont rien à dire
aux revenants
aux revenants d’un autre monde
à ceux que la souffrance inonde
elles sont loin les villes en ruines
des pages Une des journaux
de nos discussions de bistrot
la Palestine
dorénavant ce qu’il te reste
les jeunes femmes de Budapest
quand tu t’enfuis à Barcelone
y’a plus personne

